BLOIS FOOTBALL 41

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2017-2018
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Lambert, sacré personnage

Lambert, sacré personnage

Publié le 27 mai 2018 par

Lambert, sacré personnage

Débarqué au cœur de l’été, le coach blésois a conduit le collectif à la N2. La réussite d’un groupe mais aussi d’un homme entier pas toujours compris.

L’image a laissé quelque peu pantois, circonspect. Quelques minutes après le coup de sifflet final validant l’accession en N2, Loïc Lambert est interrogé par un journaliste de La Nouvelle République. Loin de l’euphorie – relative – ambiante, le technicien se montre distant. Et fuit presque même la caméra. « Je n’aime pas que l’on parle de moi par nature, lance en préambule le Sarthois. Les effusions de joie appartiennent aux joueurs. De mon côté, je souhaitais juste embrasser ma compagne et filer au vestiaire, pour m’y retrouver et savourer. » Seul. L’occasion aussi de souffler enfin, après une fin de saison harassante, et tendue psychologiquement. Il faut dire que les sorties médiatiques du président Jacob (articles du 13 et 18 mai) n’ont pas été du plus bel effet auprès de l’ancien pro passé par Laval, le Stade Rennais ou encore Saint-Étienne, qui n’a pas manqué de le lui faire savoir.
“ Un homme qu’on gagne à connaître ” L’homme est ainsi entier. Haut en couleur. Et profondément humain, n’en déplaise. « Avant toute chose, c’est un ami fidèle, commente Thierry Deniziot, ami d’enfance. Il est dans la vie comme il a été sur le terrain. Il ne lâche jamais rien, déteste perdre et n’accepte pas l’injustice. » En meneur d’homme, « il a ses principes, continue Denis Lambert, son frère et photographe de presse. Le plus important pour lui, en tant qu’entraîneur, c’est le groupe. » Sa présence sur le banc, après une carrière riche de plus de 300 rencontres professionnelles, n’étonne aucunement Bernard Maligorne, son formateur au centre de formation de Laval. « Jeune, le joueur était espiègle, malin. C’était un gros bosseur, qui voulait savoir ce qu’il faisait mais était très exigeant ! J’avais beaucoup d’affection pour lui, parce qu’il était déroutant : colérique mais affectif. »
Milieu défensif, le joueur fut un rouage essentiel au sein des collectifs qu’il a traversés. « C’est quelqu’un qui faisait briller les autres, dont moi », évoque Jocelyn Gourvennec. Aujourd’hui encore, ce credo mène le technicien adepte des phrases cultes, chocs : « Un joueur phare, c’est quelqu’un qui est là pour éclairer, pas pour éblouir. » Entraîné par Jacques Santini, Bruno Metsu, Elie Baup, Christian Sarramagna ou encore Yves Colleu, cet adepte des plaisirs simples et du jeu en mouvement à touches limitées a été à bonne école. « L’important quand tu es entraîneur c’est d’être inspirant et inspiré », lâche Lambert, assis derrière son bureau au club. Après une carrière pleine, la reconversion sur le banc était toute naturelle : « On en revient aux années Laval. L’année de Gambardella m’a marqué à vie. Je me suis rendu compte de l’impact que peuvent avoir les éducateurs. » À l’instar de Bernard Maligorne, désormais à Brest. Et avec qui il conserve des liens étroits, et discute des entraînements. « C’est un homme qu’on gagne à connaître », conclut le septuagénaire. Eloigné des bancs durant une année, sa première saison au Blois Foot 41 aura été validée par une montée. En attendant la saison prochaine, quelques jours au soleil ne seront pas de refus pour cet amoureux de l’Océan. Histoire de recharger les batteries.

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