BLOIS FOOTBALL 41

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LE BLOIS FOOT 41 MET LES PIEDS DANS UNE TOUTE NOUVELLE ÈRE
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LE BLOIS FOOT 41 MET LES PIEDS DANS UNE TOUTE NOUVELLE ÈRE

Publié le 13 juillet 2019 par

LE BLOIS FOOT 41 MET LES PIEDS DANS UNE TOUTE NOUVELLE ÈRE

Avec la création imminente d’une SASP, le club se donne les moyens d’accéder au monde professionnel. Idec est de la partie, ainsi que Michel Moulin, un homme d’affaires passé par le PSG.

“ Quand on a la passion, on n’a pas de limites ” Le PDG d’Idec prévient qu’il n’est pas là pour signer des chèques en blanc. « Il ne s’agit pas mettre de moyens démesurés dans le projet. Quand on s’est engagé dans la voile, on n’avait pas assez d’argent pour acheter de la peinture. Alors on l’a peint qu’à moitié, seulement la partie immersible. Et ça ne nous a pas empêchés de gagner […] Dans la vie, il faut oser pour réussir, oser pour rêver. On va réussir j’en suis persuadé ; tout s’y prête. Quand on a la passion, on n’a pas de limites. On a plein d’idées, et j’ai des relations économiques. Je suis incompétent dans le foot (on lui prête de la sympathie pour le Barça), mais je sais m’entourer. » Jacob, à sa façon, renvoie dans les 16,5 m ceux qui pourraient traiter Lafargue d’opportuniste. « Quand on traînait nos godasses en DH, Idec était déjà là. »
Michel Moulin, président, conseiller, passionné, bénévole. La présidence de la SASP, en lien direct avec l’équipe fanion, sera occupée par ce Méridional à l’accent très prononcé qui est un chef d’entreprise reconnu. Moulin s’est fait connaître dans le monde des affaires en créant en 1998 Paru-Vendu, un gratuit de petites annonces qui a compté jusqu’à 3.200 salariés et qui sponsorisait 500 clubs de foot, dont celui Blois. Il l’a revendu en 2008 au groupe Hersant. Depuis cette date, il est le patron de 10 Sport, un site d’informations sportives qui emploie 15 journalistes et qui revendique 9 millions de visiteurs quotidiens. Il dirige aussi Studio Led, une société qui équipe en éclairage Led une vingtaine de villes (dont Argenteuil, 110.000 habitants) et des grosses sociétés (SNCF, Danone). Enfin, il est conseiller immobilier auprès du groupe Idec, spécialisé dans le logement résidentiel. Avant d’être dirigeant, Moulin a été joueur. Il a débuté à Manosque à l’âge de six ans avec Gérard Buscher (ex-international) et a intégré le sports-études d’Alès (avec Laurent Blanc et Olivier Dall’Oglio). Il a principalement joué à Miramas (D4) où sa carrière s’est arrêtée assez jeune après un problème de cartilage. Il se présente comme un dénicheur de talents – « Ben Yedder (Séville, international), c’est moi qui lui ai payé ses premières chaussures », ou comme un bon conseiller, lorsqu’il s’est agi de placer l’une des révélations de la saison de L1, Téji Savanier, de Nîmes à Montpellier. « Et sans la moindre commission », affirme celui qui revendique « n’avoir jamais gagné un centime dans le foot ». On apprend aussi de sa bouche que si le projet avec Blois s’était présenté quelques jours plus tôt, « il aurait conseillé de prendre deux super-jeunes, plutôt que de les envoyer à Chartres pour son ami Gérard Soler. » Moulin a une carrière de dirigeant bien remplie avec des passages de conseiller au PSG, « que j’ai sauvé de la relégation en 2008 », au Mans, au Red Star, à Istres, entre autres. Jacob qui n’a jamais caché qu’il n’était pas un grand connaisseur en matière de football souhaite qu’il « s’implique le plus vite possible dans le recrutement où nous sommes en retard. Il va rentrer en contact avec Loïc Lambert dès lundi et ils vont travailler tous les deux à l’amélioration de l’équipe ». Il a été évoqué le recrutement de deux ou trois joueurs majeurs, des pointures issues du monde pro. « Ça risque de coûter un peu de sous, mais on est prêt à prendre des risques », résume Jacob. Moulin arrive pour être le moteur de l’équipe fanion, avoir des ambitions, professionnaliser le club. Du Blois Foot 41, il dit. « J’ai regardé son parcours depuis quatre ans, il est fabuleux. Tout est bien structuré. Et votre club-house (NDLR : propriété du club) est digne d’un club de L2. » Il a promis d’assister à tous les matchs, à domicile comme à l’extérieur.
La SASP, un pied dans le professionnalisme. Jacob qui ne manque jamais l’occasion de livrer une petite formule lance à la cantonade. « Avec la SASP, on passe de l’artisanat à l’industrie. » La création de cette société anonyme sportive professionnelle, modèle également choisi par l’ADA Blois en Pro B, est le grand chantier des six mois à venir. Elle doit être opérationnelle au plus tard le 1er juillet 2020. A ce jour, aucun document n’est signé, le budget n’est pas encore défini, et le recrutement est seulement à l’état d’ébauche, mais une chose est certaine : le club a l’ambition de se hisser au plus vite en National, puis en Ligue 2. « Pour le budget, il y a la lettre et l’esprit, on va faire ça en bonne intelligence », assure Jacob. Moulin qui avance souvent le mot d’humilité se montre prudent. « Ce sera peut-être d’abord une année de transition. La L2, c’est souhaitable, mais il est impossible d’avancer une date. Il faut se méfier des effets d’annonce. A l’OM, ils ont parlé du Champions Project, et je pense que la saison prochaine, ils vont plutôt jouer la descente. » On rappelle que Blois a déjà évolué neuf saisons en Division 2 : de 1970 à 1975, puis de 1978 à 1982. Mais à cette époque, on ne parlait pas de SASP.

 

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On s’attendait à du lourd, voire du très lourd. On ne s’était pas trompé… Le Blois Foot 41, cette équipe qui était encore enlisée il y a peu au niveau régional (la DH, entre 2010 et 2016), se prend à rêver d’une accession dans le grand barnum du football professionnel. C’est en tout cas ce qui est ressorti de la conférence de presse qui s’est tenue, hier vendredi, au siège du club. En chœur, François Jacob, le président de l’association ; Patrice Lafargue, PDG d’Idec, le sponsor principal ; et Michel Moulin, un chef d’entreprise passionné de football et qui a connu plusieurs expériences dans des rôles divers, notamment au PSG, au Red Star et à Istres, ont annoncé la création dans un proche avenir d’une SASP (société anonyme sportive professionnelle) dont ils seront les trois actionnaires. Une grande page de l’histoire du club est en train de s’écrire. Pour l’anecdote, l’accord entre le trio s’est décidé il y a trois semaines, lors des 24 Heures du Mans, autour d’une bonne bouteille de rosé.

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